Plan et itinéraire du parcours

Vous pouvez télécharger le plan du circuit en cliquant ici.

Vous pouvez télécharger l'itinéraire du circuit en cliquant ici

Pour vous guider, veillez suivre le pictogramme affiché ici à gauche ainsi que les sigles conventionnels de couleur bleue qui indiquent la direction à suivre.

¤ Départ : sur le parking face à la mairie.

Prendre la rue Pasteur à gauche de la mairie, tourner à gauche dans la rue Henri Dupriez jusque la rue Gambetta
Traverser la rue, sur votre gauche, au n° 35  ☆   Oratoire Ste Anne † 1 †
Remonter la rue Gambetta vers le Monument aux Morts : 
Observez sur votre gauche, à l'entrée de la rue Fénelon  ☆   L'oratoire Ste Rita  † 2 †
Au n° 2, rue Gambetta, dans le mur de pierre,   ☆  L'oratoire Ste Anne † 3 †
Tourner à gauche et continuer tout droit jusqu'au n° 10 de la rue L Hellin : ☆   La chapelle Notre Dame de Lourdes † 4 †
Continuer cette rue jusqu'à l'intersection et tourner à droite dans la rue Doffenies au n° 129   ☆   L'oratoire Ste Thérèse et St Roch † 5 †
AU NIVEAU DE LA CHASSE NAPOLEON  - Point A -  2 POSSIBILITES :
1 /  CIRCUIT COURT : 7 km
Continuer tout droit jusque l'école de No à Houx ; tourner à gauche dans rue Baptiste Pierre et rejoindre le   《  #  POINT B   #  》
2 /  CIRCUIT LONG : 13 km
Remonter la chasse Napoléon jusqu'à la rue de l'Egalité
Tourner à gauche. A la 2ème intersection, prendre la rue pavée et au carrefour tourner à droite dans la rue de Tournai
Continuer jusqu'au carrefour, prendre à gauche la rue pavée, et tourner à gauche dans la rue Carlos Davaine
Tourner à gauche. A la1ère maison,  ☆  La chapelle Ste Marie des Chartreux † 6 †.  
Un peu plus loin, au bord du champ,   ☆   La chapelle St Hubert † 7 † 
Continuer tout droit jusqu'au carrefour de la Bayonne. Tourner à droite, puis à gauche,
Au n° 240 de la rue C Dewasmes :   ☆  L'oratoire de la Vierge à l 'Enfant † 8 †
Continuer tout droit et prendre à gauche la rue du château du Sort
A LA 1ERE INTERSECTION  《  #  POINT B = CIRCUIT COMMUN  #  》
Continuer et tourner à droite dans le chemin de terre. Au gite du grand marais (n°68) prendre à gauche pour rejoindre la rue C Dewasmes.
Tourner à gauche dans la rue P Lemer : 
Au n° 139   ☆  La chapelle Notre Dame des Sept Douleurs ou de la Miséricorde † 9 †    
Au n° 112   ☆  La chapelle Notre Dame de la Pitié † 10 †
Toujours dans la rue Lemer, tourner à gauche,  au n°24  ☆ La chapelle St Joseph † 11 †
Continuer tout droit jusque la ferme et tourner à droite dans la rue R Dupriez
Devant la ferme à l'salade, prendre à gauche :  ☆  L'oratoire St Albert de Sicile † 12 †
Continuer le sentier et tourner à droite dans la rue Carpeaux :   ☆  La chapelle St Roch † 13 †
Toujours tout droit puis à gauche au n °14 de la rue faidherbe   ☆ L'oratoire Ste  Barbe † 14 †
Puis vous arrivez place Victor Hugo et admirez : ☆ L'église † 15 †
INFORMATION CIRCUIT COURT
VOUS POUVEZ EFFECTUER  LA 2 EME PARTIE DU CIRCUIT AU DEPART DE L'ECOLE DE NO A HOUX.
Remonter vers la Chasse Napoléon
Suivre l'itinéraire  -  CIRCUIT LONG   -
Au Point B, dans la rue du Château du Sort, tourner à gauche, traverser la rue de Péruwelz.
Continuer tout droit dans la rue Baptiste Pierre jusqu'à l'école de No à Houx.

La France, fille aînée de l'église...

Cette expression a été utilisée pour la première fois, dans un discours sur la vocation française, prononcé le 14 février 1841 par Henri Dominique Lacordaire, à la cathédrale Notre Dame de Paris.
Il serait plus judicieux de dire : le roi, fils aîné de l'église.
En effet, depuis le baptême de Clovis, premier roi franc et barbare et de 3000 de ses guerriers par l'évêque Rémi, le 25 décembre 498 (496 selon certains historiens) en la cathédrale de Reims, tous les successeurs de Clovis se sont appuyés sur l'église dont l'influence est prépondérante. 
Après leur sacre à Reims, tous les rois de France avaient le don de guérir des écrouelles (maladies des ganglions du cou-scrofule). Louis XIV disait : "le roi touche, Dieu guérit".

Quelques rappels historiques

En ces temps de disettes, d'hivers rigoureux, de guerres, de manque d'hygiène, les épidémies étaient nombreuses.
Les antibiotiques et les vaccins n'existaient pas et le dernier recours de la population était leur foi. 
Les prêtres organisaient des messes et des processions pour éloigner le mal. 

Tout au long de votre parcours

Comme partout en France, les 14 chapelles et oratoires qui jalonnent notre commune sont très souvent construits en remerciements aux grâces accordées et témoignent de la ferveur de nos anciens.
L'association des "Amis de Saint Roch" participe à leur entretien.

L'oratoire (du latin orare = prier) a un caractère rural, puisqu'il permettait aux paysans vivant éloignés du bourg, de venir se recueillir auprès d'un Saint patron et de prier, sans pour autant se rendre à l'église.

Ce circuit vous propose de les découvrir...

La chapelle Notre Dame de Lourdes

De très belles chapelles se trouvent au centre du village comme la chapelle Notre Dame de Lourdes.

Elle fut construite en 1872.

Elle est dédiée à Nodre Dame de Lourdes. 

C'est l'abbé Dubois, curé d'Hergnies, qui fit installer la grande statue de Sainte Bernadette.

La chapelle Saint Roch

Cette chapelle fut construite sur un terrain offert par la famille Pouille-Defernez, suite à l'épidémie de choléra qui sévit en 1849.

Longtemps à l'abandon, elle fut restaurée à partir de 1982 par un groupe de jeunes hergnisiens qui prirent le nom de "Compagnons de Saint Roch".

Une procession et la bénédiction de la statue de Saint Roch et de la chapelle eurent lieu le 16 août 1985, jour de la fête du saint.

L'oratoire Sainte Anne

Situé au n° 35 de la rue Gambetta, il abrite la statue de Sainte Anne "démémagée" de son emplacement d'origine (voir ci-dessous).

La chapelle Saint Anne, l'oratoire Sainte Anne d'Auray

La chapelle Sainte Anne se situait à l'emplacement de l'actuelle place du 8 mai.

En très mauvais état, la mairie la fit raser. 

En 1921, le conseil municipal décide d'installer un Monument aux Morts, en hommage aux soldats décédés lors de la guerre 1914/1918 à l'emplacement de cette chapelle. 

Après bien des péripéties la statue est transférée au n° 35 rue Gambetta.

Au n° 2 de cette rue, un particulier a inclus dans son mur d'enceinte un petit oratoire dédié à Sainte Anne d'Auray.

L'oratoire Sainte Rita

La première chapelle Sainte Rita se trouvait place du Marétiau.

A l'abandon, elle fut démolie par les nouveaux propriétaires.

Un oratoire, situé rue Fénélon était vide.

Il a désormais retrouvé sa vocation et est dédié à Sainte Rita.

La statue a été offerte par Jean Dangleterre.

Oratoire Sainte Thérèse et Saint Roch

Près de la chasse Napoléon, au n° 129 de la rue Emir Doffenies, l'oratoire Sainte Thérèse et Saint Roch a été récemment rénové et béni en 2009.

En chemin...

Chapelle Sainte Marie des Chartreux

Rue de Péruwelz, vous apercevez dans l'ancienne ferme rénovée, la toute nouvelle chapelle Sainte Marie des Chartreux érigée par le propriétaire en l'honneur de son épouse. 
"A VOUS, MARIE, SAINTE DAME, DE PROTÉGER LES CHARTREUX A JAMAIS". 
Cette chapelle a été consacrée en octobre 2017.

Chapelle Saint Hubert

En continuant la route pavée, vous voyez la chapelle Saint Hubert qui a été en partie réparée. Autrefois, une cérémonie avait lieu le jour de l'ouverture de la chasse, le prêtre donnait sa bénédiction aux chasseurs ainsi qu'aux chiens et aux chevaux. La statue a été offerte par Jean Dangleterre.

Actuellement, les amis de Saint Hubert organisent une manifestation le premier dimanche de septembre à la basilique de Bonsecours (Belgique). Cette fête, haute en couleurs, débute par la remontée de l'avenue par les cavaliers et chasseurs. Elle est suivie par une messe, un concert de cors de chasse et la bénédictions des animaux.

Vierge à l'Enfant

L'oratoire de la Vierge à l'Enfant est situé au n° 240 de la César Dewasmes.
La Vierge à l'Enfant ou Madone, est un thème récurrent en peinture et en sculpture religieuses, renvoyant à la Nativité du Christ et à la maternité de la Vierge Marie.

En chemin

Chapelle Notre Dame des Sept Douleurs

Au n° 139 de la rue Pierre Joseph Lemer, la chapelle Notre dame des Sept Douleurs est la plus ancienne de la commune, elle date de 1772.

Oratoire Notre Dame de la Pitié

Au n° 112 de la rue Pierre Joseph Lemer se situe la chapelle Notre Dame de la Pitié. Restaurée en 1987 par l'association des Amis de Saint Roch, elle est actuellement entretenue par les propriétaires actuels.

Chapelle Saint Joseph

Au n° 24 de la rue Pierre Joseph Lemer, la chapelle Saint Joseph est intégrée au mur d'enceinte de la propriété.

Le catiau Dorsimont

En raison de son architecture (maison haute, spacieuse avec grandes fenêtres), cette demeure bâtie par des riches bourgeois est appelée par les hergnisiens "catiau" (patois de château) suivi du nom de l'ancien propriétaire : le catiau Dorsimont.
Au cours de la 2ème guerre mondiale, elle est réquisitionnée par les allemands qui y installent  la "kommandantur" ainsi qu'une prison pour femmes.

Oratoire Saint Albert de Sicile

En passant devant l'oratoire de Saint Albert de Sicile, nous empruntons la rue Séraphin Jurion puis le petit sentier au fond de la rue qui nous permet de regagner le centre du village.

Oratoire Sainte Barbe

Au n° 14 de la rue Faidherbe, l'oratoire qui contenait un crucifix, a été récemment dédié à Sainte Barbe et une nouvelle statue a pris place.
Chez les mineurs, la fête de Sainte Barbe est une tradition qui remonte au XIXème siècle. Fête catholique et patronale, les mineurs étaient tenus d'assister à la messe. Pendant très longtemps, ce jour de Sainte Barbe fut chômé et non payé. Cette période de "grand saquache" (grande activité) pouvait faire doubler le travail dans la quinzaine précédent la fête. Cette pratique permettait d'améliorer la paie afin que les mineurs puissent fêter dignement leur Sainte patronne.
Ce jour a été payé à partir de 1946 et fut légalisé par la loi du 20 mars 1951.

Au IXème siècle, une petite chapelle, faite de bois et couverte de chaume, fut édifiée à l’emplacement même de l’église actuelle. Elle fut dédiée à Saint Amand et s’élevait sur la rive droite de l’Escaut. Elle fut desservie dans les premiers temps par les moines de l’abbaye d’Elnon (Saint-Amand-les-Eaux).

Elle était fréquentée par les paysans, les pêcheurs et les bateliers du petit bourg d’Hergnies.
L’évêque de Cambrai Manasses 1er fit don de l’autel d’Hergnies à la collégiale de Condé en 1093.

La paroisse d’Hergnies dépendait jusqu’à la Révolution Française du décanat de Chièvres (Comté du Hainaut) et faisait partie du diocèse de Cambrai.
L’édifice fut sans doute reconstruit plusieurs fois au cours des siècles du fait des nombreuses invasions et des guerres, sans oublier les incendies.
En 1635, alors qu’Hergnies faisait partie des Pays-Bas Espagnols, la famille Dupriez bâtit une nouvelle église en pierres de Blaton et en briques. Les voûtes étaient en bois et la toiture était constituée de chaume. Malheureusement, un incendie brûla l’édifice en 1650.

En 1676, lors du siège de Condé, après que le Roi Louis XIV eut établi son camp à Hergnies, non loin de l’église, le village devint français (traité de Nimègue 1678) et en 1700, le beffroi de l’église fut achevé.

La reconstruction de l’église s’achève en 1739.
Par la découverte de la houille dans le village, l’église devient trop petite pour accueillir les fidèles. Le monument fut agrandi en 1853.

En 1918, le beffroi du clocher est dynamité par les allemands lors de leur débâcle et l’église, ravagée lors des bombardements.
En 1925, les travaux de réfection du beffroi se terminent, mais en mai 1940, le clocher est à nouveau éprouvé. Remis en état après la guerre, il sera de nouveau restauré en 1987 et l’intérieur de l’église sera peint en 1999.

L’église actuelle se compose d’un chœur, d’une nef principale, de deux nefs latérales, d’un transept et d’un beffroi :
La partie la plus ancienne de l’édifice est constituée par la base du clocher achevée en 1700.
Les trois nefs, témoignages de l’ancien édifice, furent édifiées entre 1700 et 1739.
Le chœur à chevet légèrement surélevé et tourné vers l’Ouest, est composé d’un joli maître-autel offert à l’église en 1896 par la famille Defernez et on y déposa les reliques de Saint Eugène et de Saint Calixte. On peut également observer un très beau banc de communion datant de 1860.
Le transept possède deux chapelles : dans l'une, une magnifique statue en bois de style médiéval représentant la Vierge et l’enfant Jésus est dédiée à notre Dame d’Hergnies, et dans l'autre,  une statue en bois représentant Saint Amand est dédiée au patron de la paroisse.
L’actuel clocher fut reconstruit en 1924 suite au dynamitage de l’ancien beffroi en 1918. Son dôme, par sa forme de bulbe rappelle celui de l’église Saint Wasnon de Condé-sur-Escaut, supportant une sorte de belvédère surmonté d’un clocheton et d’une croix. Il et est dominé par un coq en cuivre culminant à 47 mètres environ. Le clocher possède trois cloches qui ont été baptisées le 24 août 1924.
Deux pierres tombales ont été placées sous la nef gauche mais on ne peut plus lire les inscriptions.

Pour une visite virtuelle de l'église d'Hergnies, consulter le site :
hergnies.pagesperso-orange.fr/eglise

Les rois de France et l'église ou un peu d'histoire

● Charlemagne poursuit l'évangélisation des pays conquis ; il estime qu'une religion commune pourrait unir des peuples de langues différentes. Il associe les évêques et l'église aux tâches administratives.
● Louis XI est nommé gonfalonier, c'est à dire protecteur de l'église, par le pape Eugene IV après la victoire en Suisse, où se déroulait un concile qui avait élu l'antipape Félix V.
● Les rois et les princes de l'Europe partent faire les croisades pour défendre le tombeau du Christ.
● St Louis fit bâtir la Ste Chapelle afin d'abriter les Stes Reliques dont la couronne d'épines et un morceau de la Vraie Croix. Par cette action, il affirme le lien sacré entre la monarchie et l'église.
● Le roi de Navarre se convertit au catholicisme pour devenir le bon roi Henri IV. On lui attribue cette expression " Paris vaut bien une messe ".
Par ailleurs la révolution de 1789 vise à déchristianiser la France : 
○ Confiscation des biens ecclésiastiques.
○ Les fêtes catholiques remplacées par des fêtes  de la nation.
○ Persécutions, massacres, déportations des prêtres réfractaires à la constitution civile du clergé.
○ Abandon du calendrier grégorien et mise en place du calendrier républicain (semaine de 10 jours et suppression du dimanche)
Désormais, ce n'est plus la paroisse ni son curé qui jouent un rôle mais les communes créées en 1789.

Enfin, le deuxième et dernier roi de France pendant la restauration (1814-1830) est Charles Philippe, comte d'Artois né à Versailles le 9 octobre 1757. Ce frère cadet de Louis XVI, plus connu sous le nom de Charles X succède à son frère Louis XVIII. Agé de 67 ans, son règne sera de courte durée (1824-1830).
Néanmoins, Charles X entend faire respecter la grande tradition de l'ancien régime qui veut que depuis Clovis, les rois de France soient sacrés à Reims.
Cependant, l'archevêque explique que le pouvoir royal prend sa source dans le droit héréditaire qui préexiste au sacre : une façon de dire que le souverain ne tient plus son pouvoir de Dieu. Ainsi, au cours d'une cérémonie apparemment semblable aux précédentes, ces quelques détails montrent les précautions prises pour ne pas inquiéter les Français hostiles à la monarchie et que le sacre a changé de signification.
Charles X exilé en Autriche, meurt le 6 novembre 1836.

Enfin, la loi sur la séparation de l'église et de l'état est votée le 9 décembre 1905.